lundi 22 février 2016





Je vais essayer de prendre le temps.
Venir parler des petits bonheurs du jour. Sans y ajouter quoi que ce soit de plus qu'un étonnement, qui serait davantage une épiphanie. Juste pour poser un peu son regard sur ce qu'il y a eu de bon et de beau dans la journée. Retrouver le plaisir des choses simples.
Ca ne se mesure pas en achats, en nouvelles acquisitions.
Je suis pareille que les autres, engluée dans la société de consommation, mais j'ai envie d'autre chose. Est-ce seulement possible, sans mal vivre la frustration ? J'aimerais y croire.

J'essaye, depuis quelques temps, d'identifier ce qui me nuit, et ça passe par des choses a priori agréables qui ne font pas de mal, mais qui, fine couche après fine couche, créent un épais film de frustration, voire de mal-être.
Ce qui me nuit, c'est de voir trop d'images.
Pour contrer cela, j'ai repris la lecture. Quel bien cela fait ! J'avais presque envie, une fois mon dernier livre refermé, de dire aux inconnus "prenez un livre !".
Ce rythme lent, ce cheminement tout au long de l'histoire, nourri d'images mentales (souvenirs, peintures, imaginaire) convient mieux à mon esprit rêveur.
Le beau dans le rêve, voilà ce dont j'ai besoin.

Je dessine avec C., de plus en plus. M'émerveille de ses trouvailles, de son imagination. Lui propose d'explorer telle ou telle piste. Je lui montre parfois. Et comme c'est agréable de voir pousser sous mon crayon des personnages et des scènes où les plus folles histoires peuvent s'inventer...

J'ai fini un gilet pour mon petit neveu. J'ai cherché quels boutons pourraient bien y être assortis, dans mon petit bazar de couturière du dimanche.

Voilà ce qui me fait du bien.
Pourquoi chercher quoi que ce soit d'autre ailleurs.

8 commentaires:

  1. J'aime ta formule de voir trop d'images, qui forment un film qui coupe de la vie "en vrai". Elle me parle beaucoup, je sais que je n'arrive pas toujours à me rendre compte de cette vérité en temps utile. Mais ces dernières semaines, des pbs de santé m'ont coupé de ces images. Et la satisfaction, le petit bonheur quotidien, vient bien d'ailleurs. A te lire maintenant que la vie reprend son cours,cela me saute aux yeux...
    Et puisque tu parles de lecture, une question pour spécialiste in english! Je suis une lectrice assidue de Kate Atkinson, je l'ai toujours lue en français. Je suis tombée sur son dernier roman life after life en anglais en poche, je me suis dit allons y, et je crois que je manque de vocabulaire (j'ai appris et pratiqué l'anglais littéraire, mais c'était il y a assez longtemps maintenant!!). J'hésite à me le commander en français, j'ai peur de manquer des subtilités, en même temps je suis prise dedans! A ton avis, je recommence en français??
    Bises, bonne reprise après ces jolies vacances (ici elles commencent enfin!)
    Florence

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    1. Je suis désolée d'apprendre que tu étais souffrante mais apparemment ça va mieux ! Oui parfois une coupure subie nous permet de remettre les pendules à l'heure !!
      Concernant le livre, surtout pas ! Si tu es prise dedans, c'est l'essentiel ! Ce n'est pas grave si tu ne comprends pas toutes les subtilités, page après page tu seras plus à l'aise et rien ne t'empêche après-coup de revenir sur des passages moins bien compris armée d'un dico et d'un crayon ! Mais franchement, ce n'est nécessaire si tu te débrouilles.
      Bises et bonnes vacances !!

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    2. Merci du conseil! Je continue donc en anglais (de toute façon j'arrive pas à le lâcher), et je devine certains mots (ou pas ;-)

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  2. je crois que ce qui nuit ce sont les extrêmes en fait! Trop de temps sur les blogs ou rien du tout...un juste milieu peut exister! prendre une petite dose de net histoire de puiser quelques idées, quelques échanges...et en parallèle lire, écouter de la musique, des émissions un peu plus culturelles, être avec les enfants, l'homme...tout est une question d'équilibre pour ma part :-)

    lolabelle

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    1. Mais oui, les extrêmes ! Mais en prenant un peu de recul j'ai bien réfléchi à ce qui pose pb en ce qui me concerne. Avant, j'allais voir les blogs qui me plaisaient, certains quotiennement, d'autres moins souvent. c'est moi qui choisissait de m'en mettre plein les mirettes ici, d'être émue là, et de piocher des idées shopping encore ailleurs. Là, avec IG, on te balance tout à la tronche (enfin, c'est toi qui rafraichis ton feed, mais bon...) et ça peut me saper le moral de voir tout ça d'un coup.
      La solution est simple, je rafraîchis moins souvent mon feed et je me suis désabonnée de qq comptes qui avaient un effet dévalorisant sur moi. Et voilà, ça va déjà mieux...
      La modération, voilà la difficulté des réseaux sociaux.
      Mais comme toi j'aime tant contempler, je ne coupe pas non plus à 100%
      Bises !!

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    2. qu'on ne se méprenne pas, je n'ai rien contre les gens, les comptes que je suivais etc, mais c'est l'accumulation le souci.

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  3. Tu as tout a fait raison. Moi non plus je n'ai plus le temps de lire, et la tentation de la facilite, quand j'ai 5 minutes ici et la, me pousse vers les écrans et leur étalage permanent...La semaine dernière, la prof d'hébreu des petits m'a donné un sac de bouquins qu'elle avait terminé et dont elle se débarrassait. J'en ai commencé un, et comme toi, quel plaisir retrouvé!! Je comprends tout à fait ce que tu as pu ressentir ;-)
    Bisous!

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    1. J'imagine ta joie :-)
      Ce que je fais aussi, c'est faire la lecture à ma cocotte de romans classiques adaptés (éditions usborne, par ex) elle adore. On se fait toutes les deux plaisir.
      bisous !

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