Je suis agacée par des petits riens en ce moment.
Enfin, des grands riens, comme d'habitude...
Souvent je me dis que je me suis fait une montagne de pas grand chose.
Ou que j'aurais dû m'abstenir de me lamenter avant que la situation ne se retourne d'elle-même, en ma faveur.
Je dois être trop sensible. Bon, c'est pas nouveau tout ça.
Je trouve que la richesse de mon boulot est aussi ce qui fait toute sa difficulté: s'adapter, arrondir les angles, se remettre en question (sans se dévaluer), se mettre à la place des autres, trouver des solutions, sans arrêt.
Je suis sortie agacée d'un conseil de classe où un collègue a dû se justifier (à la demande et devant la représentante des parents d'élèves et les délégués d'élèves) de son avancement suffisant dans le programme, où j'ai été moi-même questionnée sur l'utilité de sanctionner des bavardages chez des élèves qui selon elles sont les seules à faire avancer le cours.
Il y a des moments où tu as envie de taper du poing sur la table et de dire que ça suffit, qu'ils arrêtent de faire chier.
Allez, lundi je remets mon ouvrage sur le métier, et je serai à nouveau de bonne humeur....
En attendant, aujourd'hui j'ai fait de la peinture avec mes deux loulous, fait un super bon cake au citron qui a tellement gonflé que la pâte a cramé et que ça a déclenché l'alarme...
Ma petite fille a joué avec ses copines, et ça s'est bien passé.
D'ici une minute je m'effondre sur le canapé.
Les cinq paquets de copies attendront, j'ai besoin de souffler.
A bientôt !
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