mardi 4 août 2015
Je passerais bien mon temps à attendre que l'occasion d'être au calme se présente, que les deux enfants soient silencieux et occupés (à faire des choses intelligentes et non dangereuses, bien sûr...), voire qu'ils soient absente 72h, à me sentir frustrée de ce que je ne peux pas faire...
Mais en fait, comme cela n'arrive quasiment jamais, j'ai décidé de faire mes activités au milieu de cette vie-là, du bazar, des jeux, des cris, des "mamaaaan"...
J'ai continué la peinture des boiseries de la cuisine, dans le passage que tout le monde emprunte toute la journée. J'ai trié mes photos pour continuer mes albums sur la table de la salle à manger. Et pris quelques photos des vêtements que je vais revendre, devenus trop petits pour C. et G. sur le plancher du salon.
Demain après-midi, j'ai proposé à une jeune prof que je connais de l'aider pour ses premiers cours de collège. J'aurais aimé que quelqu'un prenne du temps pour moi, l'an dernier. Ca m'aurait évité bien des tergiversations, bien des erreurs...Tout le monde n'est pas forcément doué pour aider les autres. Certains ne veulent pas le faire. Moi je sais que ça me plaît, je me sens utile. J'aurais aimé que quelqu'un me propose cette aide l'an dernier...En contre-partie, elle va me donner des documents pour le lycée.
Parfois, je pense à retourner dans le passé, à reprendre mon poste au collège. Mais la vie a changé, plusieurs anciens collègues sont partis, par des mutations volontaires et involontaires, le collège que j'ai connu n'est déjà plus le même. Je suis nostalgique.
Cet après-midi, j'ai vu les premières feuilles jaunies sur le cerisier. Déjà ?...
Non, je dois chasser ce sentiment que je connais trop, la nostalgie...la peur de l'avenir. Je dois célébrer ce que j'ai maintenant, ce qui rend ma vie belle. Si seulement j'étais moins sentimentale...
(et je songe à passer ce blog en privé, ou bouger à nouveau. il est impossible de ne pas trouver mon nom et mes photos sur les moteurs de recherche. dur d'être invisible en 2015)
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j'imagine qu'il doit être quasi impossible de rester anonyme en bloggant et que ça ne doit pas être facile de se sentir "libre" de ses paroles du coup mais ça me déprime chaque fois que tu parles de partir ou arrêter...
RépondreSupprimerlolabelle
et pour répondre à ta question: oui, oui, je prends les 17° à 10h du mat, j'en peux vraiment plus de cette saleté de chaleur suffocante qu'on a ici :-(
RépondreSupprimerlolabelle
Oh, j'aimerais tellement te suivre de loin! Mais je comprends que c'est compliqué, c'est rassurant - pour de bonnes raisons - de passer inaperçu.
RépondreSupprimerEt j'admire ce que tu arrives à faire "en même temps que les petits font leur vie". Je repousse toujours (et au final, il ne reste plus grand temps!), surtout pour les travaux de la maison.
A très bientôt, j'espère!
Florence