lundi 3 août 2015
Nous sommes de retour...
Evidemment, il a commencé à faire beau la veille de notre départ, dans l'après-midi. Une chaleur toute alsacienne, bien lourde...qui nous a suivis jusqu'en Lorraine.
Je suis contente de mon séjour. J'accepte cette nouvelle maison qui a fait place à l'ancienne, celle où j'ai grandi. J'accepte qu'elle soit sombre, que la pièce immense au rez-de-chaussée soit déjà encombrée de meubles et autres bibelots. Ce n'est pas ma maison.
Je pense que là où je progresse, c'est dans ce laissez-faire, comment dire...un peu comme ma phrase-clé de la dernière fois...laisser les autres faire des choix que je n'aurais pas faits, parce que chacun vit sa vie comme il l'entend...c'est en faisant cela que je pense arriver mieux à balayer les jugements qu'on peut porter sur ma vie à moi. Si je ne leur dis rien, ils n'ont rien à me dire. Ne parler que du positif, ce que ma mère a tellement de mal à faire. J'ai donc appris que c'était à moi de trouver les modalités d'un certain statut-quo, vu qu'elle en est incapable. Alors j'ai dit que oui, cette maison était agréable, qu'ils avaient déjà bien avancé dans les travaux, et j'ai tu tout le reste. Je me sens étonnamment fière de moi, comme grandie. On doit parfois être l'adulte, dans l'histoire, même quand on est l'enfant...
Bon. Ma maison propre et rangée a déjà retrouvé son bazar de croisière, G. et C. jouent de plus en plus ensemble (et se chamaillent, bien sûr ! ô joie). Le jardin est beau, mais commence la pente douce de la fin d'été, déjà. L Les hortensias pâlissent, les roses remontent, un peu lentement, de façon moins exubérante. J'ai toujours un peu l'impression que je manque d'air à la fin de l'été, parce que je n'aime pas lui dire au revoir.
Mais comme c'est presque imperceptible, aujourd'hui nous avons encore profité, avec les mister Freeze qui fondent, les jeux d'eau, le linge qui sèche au soleil, le livre posé sur le transat.
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"On doit parfois être l'adulte, dans l'histoire, même quand on est l'enfant" : mais tout à fait ! Parce qu'on est les enfants mais nous ne sommes plus des enfants. Et en tant qu'adulte, je me rends bien compte que tous les adultes que je rencontre ne se comportent pas de façon adulte, n'ont pas tous réglé leurs problèmes... et finalement, nos parents sont des êtres humains comme les autres, comme nous. Eux aussi ils peuvent ne pas avoir dépassé certaines choses.
RépondreSupprimerOn est à égalité maintenant, adultes avec adultes, et on peut comprendre certaines choses qui leur sont, à eux, imperceptibles ou indépassables...