mardi 26 janvier 2016

Finalement, c'est un peu comme une échappatoire.
Mon blog redevient la petite bulle, celle où j'ai envie de reposer des mots et des images, comme avant.

Se faire plaisir, voilà un joli programme.
Je me suis fait plaisir avec une paire de bottines comme je cherchais, trouvées sur videdressing.com
Je me suis fait plaisir en grignotant parce que j'ai l'impression que j'ai besoin de sucre et qu'il ne faut pas lutter. Creux de l'hiver, moral vascillant, faut pas lutter.
Je me suis fait plaisir en me défoulant sur des exercices de "rétropulsion de jambe" (terme technique qualifiant le fait de monter la jambe à l'horizontale quand tu es à quatre pattes) Comme le dit Lucile Woodward dans sa vidéo, on ne souffre pas, on fait "vivre son corps". C'est sûr, il vit. Eh bien, je trouve que cela m'émeut presque.
On vit dans un corps...prenons-en soin. Nous ne sommes pas que des pensées.
Je pense, je sue, donc je suis.

J'ai eu un petit coup au moral hier quand j'ai rencontré la maman d'un de mes élèves qui pose des soucis d'apprentissage (grosse dyslexie, dyspraxie, pbs d'anxiété...) Cette dame voulait me voir parce que son fils vomit avant chacun de mes cours, ne sait pas ce qu'il doit apprendre, panique, se décourage.
Je ne savais pas quoi dire.
Je sais qu'il y a tout cela à prendre en compte. Et pourtant, parfois j'oublie, et souvent je n'ai pas le temps de lui faire un polycopié personnalisé.
Je lui ai dit que je serai plus vigilante, que je ferai plus d'aménagements. C'est ce qu'elle voulait entendre et elle est dans son droit.
Mais voilà, moi je me retrouve avec un stress supplémentaire, j'ai envie de pleurer.
Parce que ça ne va jamais.
J'essaye de faire des cours corrects déjà, et ça ne marche pas toujours comme je l'aimerais.
J'essaye de n'oublier personne, même celui qui se met systématiquement au fond. Je suis là, je viens vers lui.
J'essaye de les faire progresser, je corrige beaucoup. J'ajoute des exercices au pied levé si je sens qu'il faut approfondir un truc.
Et il y a lui, qui ne dit rien. Je l'ai oublié.
J'en encore plus envie de pleurer.
Une collègue me dit que c'est à nous de nous adapter. Je ne sais pas comment elle fait, si elle carbure au redbull. Ou si c'est moi qui n'ai qu'une moitié de cerveau opérationnelle.
J'oublie.

Je serais capable de faire le cauchemar que je reçois une lettre de licenciement pour faute grave dans ma BàL demain.

Bon, faut que je me calme.
A mon avis, me changer les idées me fera le plus grand bien.
Je vais aller tricoter un peu, tiens.

-pas de photo ce soir, mais demain promis, mes nouvelles bottines Minelli-

2 commentaires:

  1. mince j'avais loupé ton coup de blues d'hier soir :-(
    Pas de panique, c'est que tu te mets la barre tellement haut (dit celle qui fait bien pire)! C'est vrai, tu l'as "oublié" mais tu as su entendre les demandes de cette maman, tu es prêtes à redresser le tir, à t'améliorer...nul n'est parfait et ta très bonne volonté et ton envie de faire au mieux pour tes élèves sont la preuve que tu es une super prof avec ses failles d'être humain!

    lolabelle

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