mercredi 15 juin 2016

Je ne sais pas ce qui m'arrive.
Sans crier gare, la fatigue s'abat sur moi. Ce matin je n'ai pas entendu le réveil, je n'ai pas non plus entendu Mister T. sortir de la salle de bains, j'ai failli être en retard. Mon corps pèse trois tonnes sur le lit.
J'avais à nouveau des rendez-vous ce matin, d'abord avec Jean-Pierre Coffe, puis avec mon dentiste. Ma séance chez JPC m'a laissé un goût assez amer, j'en suis ressortir abattue.
Je sais que ça me fait du bien de parler, je sais que j'avance, mais avancer ça veut aussi dire remuer des choses, et j'ai pleuré à chaudes larmes en évoquant mon collège, alors que ça faisait des mois...
J'ai l'impression qu'un car m'est passé dessus, j'ai mal partout...
Je crois que la douleur a été combattue, tue, mais pas apaisée. Je me rends compte à quel point je me suis persuadée que ça allait aller; j'ai avancé, je me sens mieux, mais la douleur est toujours là, deux ans après, quand je lui fais face.

La tension monte entre les collègues à propos de l'an prochain, chacune est persuadée d'être à son maximum et c'est la foire d'empoigne (dans des gants de velours ou pas) pour avoir moins d'heures, des classes qui roulent...On se voit le 8 juillet pour établir définitivement notre répartition de classes, après je pourrai clore le chapitre de cette année et me plonger dans la délicieuse amnésie qu'offre l'été.
Je crois qu'une bonne nuit de sommeil me fera le plus grand bien.
Le ciel gris n'arrange pas les choses, je sors dès que je peux, sans collants même si je me les gèle, histoire de synthétiser un peu de vitamine D.
Demain, ça ira sûrement mieux.






1 commentaire:

  1. TU dois être complètement HS. C'est normal avec ces 11 semaines qui nous sont tombées dessus et qui ne respectent ni le rythme des élèves, ni celui de leurs enseignants (juste le rythme des sports d'hiver, non ?)! ON est censé faire comme si ce n'était pas la fin de l'année, comme si les élèves n'étaient pas épuisés et désireux de faire une pause, comme si toutes ces réunions pour préparer cette fameuse réforme ne dévoraient pas nos soirées et nos vies...
    Prends du temps pour toi ! Fais une pause si nécessaire en expliquant la situation à ton médecin ! On a besoin parfois de se mettre en mode veille. Si l'on était de braves petits robots capables d'exécuter tout à la perfection et en toutes circonstances, cela se saurait ...
    Moi aussi, hier, je me suis laissée gagner par l'épuisement et j'ai pleuré parce que mon fils avait mis du chocolat sur le canapé tout neuf qui n'est pas traité anti-taches et j'ai crié pour un peu de sauce renversé sur la nappe ! Je n'étais pas fière de moi après tout ça mais c'est si difficile de toujours avoir le self-control !!
    Et dans mon équipe, c'est la même histoire que chez toi concernant la répartition. Il y a ceux qui, non contents de décider des classes qu'ils auront l'an prochain, se permettent en plus de choisir pour les autres ce qui devra leur échoir... Ambiance ....
    Courage pour la suite !

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