Dedans-dehors...
Comme au printemps, savourer d'avoir les portes et les fenêtres ouvertes, de chausser les sabots et de travailler encore un peu au jardin.
Pour le moment, il faut encore chaud. Je n'aime pas trop la lourdeur de l'air dans les salles de cours, j'aurais bien envie d'aller travailler en tongs mais j'ai retrouvé une garde-robe un peu plus "classique".
Dehors, le jardin commence sa lente et inéluctable transformation, par petites touches de jaune ocre par-ci par-là. J'essaye de trouver de la beauté dans ces couleurs nouvelles, parce qu'elles amènent une certaine luminosité douce, plutôt que de regretter l'été qui déjà fait un signe de la main pour dire au revoir...
Le virage de la rentrée ne se fait pas sans un grand déploiement d'énergie. Ce week-end, il y avait la manifestation du Livre Sur La Place à Nancy, comme tous les ans, mais je n'ai finalement pas pu y aller car samedi nous avions des choses de prévues, et aujourd'hui je suis seule avec les enfants. Ce matin je me suis levée avec une grosse boule dans la gorge, avec le sentiment que j'allais encore incarner le Sacrifice toute la journée...
J'ai fini par mettre les enfants dehors, pour m'atteler à la préparation de meringues avec les blancs qui me restaient depuis quelques jours. Ca cuit.
J'ai fini par mettre de la musique et sentir peu à peu les tensions à l'intérieur de moi s'apaiser. Ca a au moins fait une pause dans les cris.
Si j'étais mère au foyer je me dirais que je pourrais me reposer demain, que ce ne serait pas très grave. Mais demain j'ai une grosse journée et plusieurs heures de préparation en vue ce soir, je n'ai pas du tout envie de m'endormir sur mon bureau.
L'éternel refrain de la mère qui travaille.
Alors je m'efforce de retrouver la sérénité, j'y arrive par petites touches car ce qui fatigue le plus c'est la tension et la frustration.
Mes meringues sont belles et elles seront certainement bonnes.
Les petits auront sans doute passé une bonne journée même si pour moi ça rime avec bordel monstre dans TOUTE la maison (playmobils, cubes, couvertures et coussins éparpillés partout)
Ce soir une fois couchés et avec l'aide de Mister T (ou lui tout seul, tiens) tout cela sera rangé, je serai paisiblement à mon bureau et tout le monde sera content.
Oui, finalement je serai contente.



Ah ça la hantise des journées de WE ou tu te dis que tu vas devoir tenir comme ça jusqu'au soir avec les gosses :-)
RépondreSupprimer...Et encore, t'as pas d'anniversaire de gamin à te coltiner, moi j'en ai eu un hier et j'en ai un aujourd'hui. Mais qu'est-ce que ça me saoule! Je sais bien que c'est un super plaisir pour les enfants, mais alors pour les parents, quelle angoisse, surtout quand c'est - comme presque toujours - à l'heure du déj, histoire de bien te flinguer toute la journée (avant, temps de rien, après, trop naze et trop tard pour entreprendre un truc sympa)...Bref, bref, y'a bien sûr plus grave mais là, ça me pompe...Et la semaine prochaine, en plus, c'est les nôtres qui ont droit à a leur fête kitsch en salle de location, et les autres mères vont me maudire aussi :-)
Bisous!
Bon, moi je dis que ce n'est pas pour rien qu'il faut être 2 pour faire des enfants! Lorsque les femmes bossent autant que leur mari, l'éducation des enfants aussi se doit être égalitaire, le week end comme la semaine. Toute seule avec 2 loulous bien excités, parfois ça passe et parfois on a hâte de les remettre à l'école ;)
RépondreSupprimerBisous:)
Incarner le sacrifice, j'aime bien cette tournure de phrase, mais c'est fou comme on se met dans cette position en ressassant alors que si j'observe bien mon homme, jamais il se pose ce genre de question...
RépondreSupprimerEt puis oui, on peut en avoir marre des cris des enfants, de leur bordel et avoir hâte qu'ils retournent à l'école pour être tranquille ou retourner au boulot (pour moi qui n'ai pas de gamins à m'occuper toute la journée ;-))
Ta soirée a été bonne?