dimanche 9 octobre 2016
J'ai fini un bouquin hier, une histoire d'amour manqué.
J'ai fini mon week-end marathon, avec la deuxième partie d'anniversaire avec les parents de Mister T. A cette heure-ci, j'irais bien me coucher.
Cette semaine, il y a eu beaucoup de travail. De la fatigue toujours, mais je suis habituée à me mettre des allumettes virtuelles entre les paupières le matin, me faire violence, tenir bon, me faire un café fort à la machine, penser à une chanson que j'aime bien entre deux cours, pour me donner du courage.
Je me demande souvent si nous faisons toutes face de la même manière. Je n'ai plus envie de me comparer...il fut un temps où je me serais demandée "mais pourquoi elle y arrive, elle, et pas moi?". Aujourd'hui, je suis plus centrée sur moi-même, mais il n'empêche...C'est vrai, soit je suis de nature fragile, de composition "molle", de tempérament peu énergique...et j'y arrive parce que je prends sur moi tout le temps et ignore les signaux de mon corps, ou bien, j'en fais vraiment plus que d'autres ?
De toutes façons, ça changerait quoi de savoir si c'est l'un ou l'autre...il faut faire quand même...et il n'y a pas de remise de médaille à la fin.
Mon corps ne tient plus debout le mardi soir parce que je l'autorise à se relâcher, vendredi soir c'était pareil j'étais au lit à même pas 22h.
En fait cela m'étonne et m'attriste. J'ai hâte d'être mercredi prochain car mes beaux-parents sont enfin rentrés de vacances et pourront reprendre la grande. Je pourrai enfin me reposer, ça fait un mois que je n'ai pas pu profiter de ce jour-là pour travailler tranquillement.
Ce matin, j'ai hurlé sur les enfants qui venaient m'enquiquiner alors que je voulais m'avancer dans mes copies. Il m'a fallu me rendre à l'évidence: je ne peux pas bosser.
Ce soir, j'ai encore 12 copies, pour demain.
Mes cours de demain sont à peu près prêts, mais je ne les ai pas relus, ni remaniés.
Demain matin, je sors les allumettes et la petite voix intérieure dira bien fort, "marche".
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Il doit y avoir des deux...Tu as un emploi du temps chargé, avec si j'ai bien compris des heures de cours pas terribles et un lycée loin de chez toi - je ne sais même pas comment tu y arrives avec deux petits qu'il faut traîner à l'école / crèche et dont il faut ensuite s'occuper le soir...Donc oui, tu en fais déjà plus que moi en tout cas, qui bosse pépère depuis la maison à un rythme vraiment enviable...Et puis, il y a aussi des caractères hyperactifs, des nanas qui bossent à plein temps avec 3 gamins et qui sont les premières à te proposer des plans tuants le weekend, à faire de la gym tous les jours et à sortir le soir...Avec celles là, pas la peine de lutter...Je ne me considère pas comme mollassonne ou paresseuse, mais le soir, je suis à ramasser à la petite cuillère - et je crie aussi sur mes gamins, surtout quand ils ne veulent pas se coucher et que je visualise la nième soirée gâchée à faire la police et à lutter jusque tard le soir pour finalement aller me coller au lit parce que je n'ai même plus d'énergie pour faire quoi que ce soit pour moi ...Pfff...Bisous!
RépondreSupprimerComme je te comprends ! Je connais bien ce sentiment d'intense fatigue, cette impression de toujours devoir courir après le temps et de ne pas réussir à boucler tout ce qui était prévu. Et les soirées qui s'éternisent devant les piles de copies, les preps pas faites, l'heure qui tourne et les journées qui n'en finissent plus ! Se demander si l'on pourra faire une pause à un moment donné, pas grand chose, juste un film, un bouquin, un peu de jardinage ou une sieste pour reprendre souffle... Oui, je connais tout ça également et de la même façon, je me demande toujours : "Mais comment font les autres ? Est-ce qui suis particulièrement lente ou est-ce le boulot qui est chronophage à l'infini !" Comme il est difficile de devoir résister, lutter contre le monstre-fatigue, comme l'appelle ma fille... J'aime bien ton image d'allumettes virtuelles. Quelquefois, c'est carrément ça.
SupprimerPeut-être que l'on met la barre trop haut ?
Courage ! Un petit peu à la fois et ce n'est pas grave si tout n'est pas parfait...
Coucou Marion,
RépondreSupprimerJe crois effectivement que rien ne sert de se comparer aux autres. L'important étant de tenter de s'adapter (à son corps, à sa vie...).
Comme toi, je n'ai pas le tempérament d'une hyperactive. J'ai besoin de glandouiller, de rêver. C'est aussi pour ça que j'ai choisi une spécialité sans gardes ;) et pour ca aussi que je pense que je ne serais pas capable d'avoir une grande famille. Ou en tout cas que ca mobiliserait 100% de mon énergie. Malgré tout, je reste consciente de mes privilèges, notamment par rapport à d'autres métiers ou d'autres spécialités qui sous-entendent une qualité de vie bien moindre que la mienne. Disons que je ne me permets pas de dire que je suis fatiguée à n'importe qui. Je pense que c'est la même chose pour toi. Mais connaitre ses limites et faire avec, ça me paraît très sage, en tout cas, je le fais sans arrière pensée!
Gros bisous!!!
Cecile