jeudi 27 octobre 2016
Nous voilà au milieu des vacances scolaires.
Nous sommes revenus aujourd'hui de chez mes parents. Nous avons récupéré nos enfants qui avaient passé une semaine dans la maison vosgienne, à flanc de montagne, face à la brume s'échappant des creux de vallon, entre les tâches vert sombre et orange.
Il y a toujours une odeur caractéristique qui s'échappe de la valise rouverte une fois chez nous. Une odeur de bois fumé, et de terre humide.
Les enfants se sont bien amusés, ont pris le grand air.
Nous sommes revenus à Nancy pour profiter de quelques jours à deux.
J'ai eu un contre-coup de fatigue, j'ai même été malade une journée...et je sens que je ne suis pas encore dans une forme olympique, mais l'absence des enfants m'a fait le plus grand bien.
Je suis allée au ciné avec une copine (Mal de pierres, très bien); on s'est fait un bon restau avec Mister T. On a glandé, surtout. J'ai monté les mailles de mon béret et ça coince déjà, une histoire d'aiguilles circulaires qui semblent trop longues...j'ai préféré mettre le tricot de côté plutôt que de m'énerver.
J'ai cousu une robe pour C., d'après un patron donné par ma mère. Une jolie petite robe tablier aux bretelles croisées, dans un drap de laine bleu marine. Il faut que je fasse passer la robe à ma petite pour fixer l'ourlet et la longueur des bretelles, et je vous montre...
La couture demande de la patience. Le tricot me fait patienter des semaines avant le résultat final (parfois des mois...). La couture demande de la précision, et je préfère bien soigner un pli pour que ce soit mettable...alors il faut accepter de laisser un peu de côté, de défaire, parfois.
C'est, je crois, une de mes traits de personnalité. Plutôt du genre à mûrir une décision, attendre de voir, écouter, prendre les avis, comparer. Les fois où je pèche, où je tranche car je m'impatiente, me mènent souvent à la frustration ou au regret...Surtout aujourd'hui où tout va si vite, je pense qu'il faut que j'écoute ma petite voix.
Je l'écoute pas mal, en fait, ma petite voix. Disons, de plus en plus, à mesure que je mûris (on ne va pas dire, vieillis même si c'est vrai, car j'ai tout de même du mal à me dire que je ne serai plus jamais jeune). Elle me dit quand me reposer. Quand faire semblant aussi de ne pas être fatiguée, pour la récompense ensuite d'avoir accompli quelque chose d'utile.
Elle me dit de m'exprimer davantage, de ne pas avoir peur.
Les petites victoires se comptent en fois où j'ai posé des limites, parce que je sais ne plus me faire bouffer. Aussi, plus trivialement, aux fois où j'apprends que Mister T. est d'accord pour telle peinture ou tel motif, alors que j'étais persuadée qu'il dirait simplement non.
Je rêverais d'avoir un compagnon qui n'en a rien à faire de rien, mais comme ce n'est pas le cas, il faut savoir composer. Et on apprend aussi pas mal sur soi, quand on doit composer.
Je me disais l'autre jour que je me connaîtrais moins bien si je n'avais pas dû m'adapter à ma mutation professionnelle (qui du coup, est devenue personnelle). J'ai appris à me taire dans certaines situations, et à m'affirmer dans d'autres. A quel moment avoir confiance en moi, et à quel moment accepter mes doutes.
La petite voix me dit qu'aller dormir, c'est bien aussi...
A bientôt
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dingue comme tout ce que tu évoques me parle! Bon, sauf pour les Vosges et la couture ;-)
RépondreSupprimerEt pour te rassurer, mon homme me dit en avoir rien à faire du tout de la déco et pourtant je dois composer aussi...mais pour moi c'est tellement ça la vie en couple, apprendre à composer, à trouver le bon équilibre entre 2 êtres différents mais qui doivent s'épanouir à 2...et ma petite voix intérieure me dit aussi de filer au lit parce que depuis quelque temps j'abuse un peu trop des couchers tardifs!
bises et bonne 2ème moitié de vacances :-)
lolabelle
Ah, l'odeur de feu et de cambrousse, je kiffe!!
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