
C'est toujours un peu comme ça, les fins d'année. On se dit que chaque semaine il y aura ça puis ça, on veut en parler sur le blog et puis ça passe, on oublie, et on se retrouve dans l'espace-temps bizarre du "pas tout à fait en vacances", entre les corrections du bac à la maison, le week-end chez mes parents, le week-end chez mes beaux-parents, les petits trajets pour l'amener chez mes beaux-parents à nouveau pendant que je finis ma dernière semaine de travail.
Elle fut étrange, cette semaine. Le coeur avec les bacheliers, à compter les points, à en ajouter parfois pour que l'examen ne leur bloque pas la vie. Hier, j'ai fait passer des oraux de rattrapage, ils tremblaient un peu, les pauvres. Il y en a qui n'ont pas eu chance, plantage à une matière à gros coeff...J'ai de bons résultats parmi mes élèves de Terminale, et je suis allée verifier que ceux qui allaient au rattrapage l'avaient eu.
Un lycée vide, c'est étrange. Ces couloirs qui paraissent immense, cet alignement des salles qui donne parfois l'impression que les bâtiments sont comme des prisons. Les élèves étrangers le disent bien, nos écoles des années 70-80 ressemblent à des prisons. Difficile de les contredire. Dans le lycée de Meuse où je suis allée hier matin, la chaise du bureau du prof était encore d'époque, ils refaisaient les locaux à neuf étage par étage, apparemment. Je l'aurais bien embarquée...
On a beaucoup attendu. "on attend que le prof de philo ait fait passer tout le monde". "on attend que les procès-verbaux soient arrivés". "on ne sait pas, il faut attendre". J'ai erré avec le vent qui tournait dans les couloirs et embarquait parfois des feuilles de papier.
Des résultats de mardi, je retiens l'explosion de joie de L. et de L. qui ne pensaient pas l'avoir. "Madame, j'ai mon Bac !" je leur ai dit combien j'étais contente pour elles. Certains sont si peu heureux à l'école, j'ai envie qu'ils s'épanouissent ailleurs, enfin.
C'est peut-être parce que c'est la première fois que j'amène des classes au Bac. Mais tout de même, on a beau dire qu'il est "donné", si tu ne l'as pas tu n'es rien, et quand tu l'as le monde s'ouvre à toi.
et puis, c'est quand même le 1er exam important avec le permis! Ces premières grandes étapes vers l'âge adulte, y en a bien d'autres mais à 18 ans on pense qu'avoir le bac c'est toute la vie ;-)
RépondreSupprimerj'aimerais bien revenir à mes 18 ans mais forte de mon vécu! Souvent je me dis que tout ça c'est passé en un éclair (c'est cliché mais c'est quand tu as fait la route que tu t'en rends compte) et, à ce stade de ma vie, je peux dire ok, j'ai eu mon bac, mais bon...Il aurait pas une place pour moi JP Koff ;-)
lolabelle