Tout à fait par hasard, je me suis replongée dans Fragments de Marilyn Monroe.
En fait, c'est après avoir visionné, et cela, oui, tout à fait par hasard, un reportage sur Youtube, que je me suis rappelé que j'avais cet ouvrage dans ma bibliothèque.
(je n'arrive pas à dire que je perds du temps sur youtube, plutôt devrais-je dire que j'en passe beaucoup, et c'est vrai, il y a de ça d'extraordinaire avec internet que ses suggestions sont très intelligentes -bigrement malins, les moteurs de recherche...effrayants parfois d'exactitude...)
Tout me parle depuis l'enfance dans la personne de Marilyn. Je ne suis certainement qu'une femme parmi des millions d'autres à avoir des livres chez moi, à connaître les photos de la période "New York" ou "Milton Greene". Mais finalement la star solaire m'importait peu, je collectionnais les photos plus "intimes", avec une préférence pour celles où son sourire est véritable, ou éteint. Celles où transparaît sa façon d'être-au-monde bien à elle.
J'ai bien une robe qui ressemble à celle de "7 ans de réflexion"...mais quand on m'a offert ce livre, tout un pan de sa personnalité a été mis au jour.
Je lis qu'on peut questionner tout, jusqu'au trognon de sa vie, qu'on peut se perdre dans ses rêves éveillés, et ses relations aux autres.
Qu'est-ce qui est vrai ? Qu'est-ce qui est faux ? A-t-on jamais de réponse ? Si on a manqué de quelque chose de fondamental pendant l'enfance, peut-on combler le manque ?
Jean-Pierre Coffe ne m'a pas donné de nouveau rendez-vous et m'a laissée sur cette phrase d'ouverture qui finalement me pétrifie: "vous pourrez revenir quand vous aurez besoin de retravaillez d'autres choses".
Marilyn est morte de son mal-être, mais pour ça je n'ai pas envie d'être Marilyn. Je vais attendre un peu, écrire ici, et réfléchir, mais pas trop.
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